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Geek Mexicain | 19 octobre 2017

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Le premier trailer de Ghost In The Sell est là !

[Critique] Ghost in the Shell – Une jolie coquille vide ?

Ghost in the Shell, sorti dans nos salles obscures fin mars, est l’adaptation de l’oeuvre japonaise culte initiée en 1989. D’abord sous forme de séries manga, puis ensuite en films et séries d’animation, c’est de là que cette oeuvre fleuve est devenue culte. Mais qu’en est t-il de son adaptation par Hollywood ?

 

Je tiens à préciser que je n’ai pas eu le temps de tout lire/tout voir avant de regarder cette adaptation. Je connais les grandes lignes, l’univers et certaines histoires. Je jugerais donc surtout ce film en tant que film, pas adaptation, je laisse le soin aux puristes de statuer sur son sort. — NDLR

 

 

Du cyberpunk de haut niveau

 

Dans un Tokyo du futur quelque peu dystopique, où la majorité de l’humanité a fusionné à plus ou moins haut niveau avec la machine et le réseau, une jeune femme se réveille dans une grande entreprise de robotique. Elle apprend qu’elle a été victime d’un attenta et que seul son cerveau a pu être sauvé. Elle est donc la première personne au monde a avoir atteint un tel degré de fusion avec la machine, au prix de la perte de sa mémoire. Elle est devenue une machine vivante, sans véritable but et se posant beaucoup de questions sur sa condition de cyborg complet.

 

Nous la retrouvons un an plus tard, sous le nom de Mira Killian et le grade de Major dans la Section 9, une unité d’élite anti-terroriste. Elle est chargée de s’occuper de diverses affaires musclées, qu’elle n’a généralement aucun mal à gérer grâce à son corps augmenté. Cependant, au cours d’une de ses missions, elle va partir à la poursuite d’un individu étrange, capable de hacker les esprits des gens, qui est peut-être la clé vers ses souvenirs perdus…

 

[Critique] Ghost in the Shell - Une jolie coquille vide ?

Malgré un corps augmenté, elle n’est pas indestructible…

 

Très beau, mais un peu simple ?

 

Alors nous allons briser la glace de la polémique tout de suite, oui Scarlett Johansson qui interprète le Major n’est pas japonaise. Et même si ce choix peut-être discutable pour tout un tas de raison, il n’en reste pas moins qu’elle est convaincante dans son rôle. Il en est de même pour la majorité du casting, bien qu’il fassent tous un peu cyborg, à ne jamais montrer d’émotions (ce qui peut se justifier par l’univers du film très déshumanisé). A l’exception peut-être de Takeshi Kitano qui joue un papi badass (et aussi le supérieur hiérarchique du Major). De fait, alors que tout le reste du casting parle en anglais (ou en français), lui parle en japonais tout le long du film, ce qui crée parfois un décalage comique pas toujours volontaire.

 

En terme de réalisation le film est très joli, bien que surtout fonctionnel, certainement un des plus beaux de cette année. Le travail pour rendre un le futur crédible est incroyable. Les hologrammes sont nombreux, colorés, le tout est rendu très vraissemblant. D’une manière générale, il y a énormément de séquences qui sont un régal pour les yeux, avec des motifs répétés, des jeux de ralentis, des répétitions de mouvements, etc. Bref, visuellement le film est au top, dans les séquences d’actions comme dans ses moments plus posés.

 

[Critique] Ghost in the Shell - Une jolie coquille vide ? 1

Bon. La différence n’est pas énorme non plus. Ça vaaaaaaaa !

 

Si une réalisation sublime suffit à faire d’un Mad Max un excellent film, ce n’est pas le cas de Ghost in the Shell. Au niveau du scénario on est sur de la très classique quête d’identité, un peu vide (en même temps résumer plus de 30 ans d’histoire en moins de 2h aurait été difficile, et cela permet potentiellement de lancer des suites). Les antagonistes ne sont pas très convaincants et particulièrement classiques. Il n’y a non plus aucune présentation et développement des personnages, mise à part celui du major, on a pas le temps pour ça.
Mais ce qui est plus gênant, c’est l’évolution du personnage du Major, beaucoup trop rapide et un peu cousue de fil blanc. Certaines de ses réactions sont parfois assez étranges, comme sorties de nulle part. On aurait aimé aussi un peu plus de questionnement sur ce qui fait un être humain, où est la frontière entre le corps et l’esprit ?

 

Conclusion

 

Ghost in the Shell est un bon film, que l’on retiendra surtout pour son ambiance cyberpunk oppressante et un peu angoissante, sa réalisation particulièrement soignée pour un film a gros budget, mais malheureusement pas pour son scénario. Pour ce qui est de la question de l’adaptation valable ou pas, je vous laisse seul juge.

Etienne Andrieu

Etienne Andrieu

Etudiant à l'INSA CVL
Geek invétéré, passionné de culture pop
Etienne Andrieu
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[Critique] Ghost in the Shell – Une jolie coquille vid…

Durée : 5 min